
La VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) ne se limite pas à une simple démarche administrative. Elle embarque le candidat dans une véritable réflexion sur soi, l’analyse précise de son parcours, la structuration par écrit et l’expression orale.
Il convient de noter que la plupart des candidats optent aujourd’hui pour un accompagnement durant l’intégralité du processus. Un bon accompagnement VAE, c’est souvent la clé de la réussite, la garantie de garder confiance et de structurer efficacement ses démarches – surtout lorsqu’on travaille, élève une famille ou gère déjà un emploi du temps très chargé.
A savoir que la prestation est aujourd’hui finançable, valorisée et reconnue par l’État, le CPF ou l’employeur. Ce dossier complet t’explique où trouver ton accompagnateur, pourquoi l’assistance fait la différence, comment la choisir et à quoi t’attendre en termes de coût, de durée et de résultats.
Qu’est-ce que l’accompagnement VAE ? Qui peut accompagner ?
L’accompagnement VAE consiste en un soutien personnalisé tout au long du parcours de validation, depuis la constitution du dossier de recevabilité jusqu’à l’oral devant le jury.
Il faut savoir qu’il peut être assuré par des structures publiques (GRETA, CNED, universités, centres régionaux VAE, missions locales…), mais aussi par des consultants indépendants, des cabinets spécialisés ou via un accompagnement collectif (ateliers, groupes d’écriture, etc.)
Cet accompagnement s’adresse aussi bien aux salariés, qu’aux demandeurs d’emploi, indépendants ou aidants familiaux. À savoir qu’il n’est jamais obligatoire, mais très recommandé (le taux de réussite est nettement supérieur quand on est accompagné). En outre, l’accompagnateur peut être un conseiller certificat VAE, un formateur, un professionnel certifié par la région, ou toute personne habilitée et déclarée.
En pratique, cette prestation comprend : conseils méthodologiques, aide à la formalisation de l’expérience, relecture, préparation de l’oral et suivi régulier, à distance ou en face à face, selon l’offre.
Durée, modalités et rôle de l’accompagnateur VAE
Le fait est que la durée d’un accompagnement VAE varie en fonction du diplôme visé, de la rapidité du rédacteur, du nombre de rendez-vous et du rythme de travail du candidat. En moyenne, l’accompagnement VAE s’étend sur plusieurs semaines à plusieurs mois, pour un total souvent compris entre 10 et 24 heures d’accompagnement effectif réparties dans le temps, parfois plus dans les cas complexes ou collectifs.
Il peut prendre la forme d’ateliers collectifs (pour dynamiser l’écriture et s’appuyer sur le groupe) ou de séances individuelles, adaptées à la progression de chacun. L’accompagnateur aide à :
- clarifier le projet et choisir le bon diplôme ;
- comprendre le référentiel et répondre précisément à chaque module ;
- illustrer chaque compétence et trouver des exemples concrets issus de l’expérience ;
- adopter une posture distanciée et réflexive, indispensable lors du passage devant le jury ;
- anticiper les questions du jury, réaliser des simulations d’oraux et préparer la présentation.
Après ces séances, le candidat repart généralement avec un dossier solide, mieux rédigé et une confiance accrue avant la soutenance.
Prix, financement, CPF : combien coûte un accompagnement VAE ?

Notez que le prix moyen d’un accompagnement VAE oscille entre plusieurs centaines et quelques milliers d’euros, selon la nature de l’accompagnement (collectif ou individuel), la durée, la notoriété du prestataire et le niveau du diplôme. Néanmoins, cette dépense ne reste que très rarement “à charge” :
- le Compte Personnel de Formation (CPF) est désormais l’un des principaux financeurs ;
- l’employeur ou un plan de développement des compétences peut financer (notamment si un accord de branche existe ou si la démarche est liée à l’employabilité dans l’entreprise) ;
- pôle emploi, la Région ou des organismes spécifiques (AGEFIPH, missions locales) proposent également des aides selon les profils.
Il est à noter aussi qu’une partie du coût couvre la relecture, la gestion administrative, la préparation à l’oral ainsi que l’accès à des ressources pédagogiques. Le tarif du passage devant le jury dépend, lui, de chaque académie ou organisme certificateur (grille nationale consultable sur les sites publics).
Le choix d’un bon accompagnateur VAE : critères et conseils
Ce choix est décisif et doit reposer sur confiance, méthodologie, expérience et connaissance du diplôme visé. Pour bien choisir son conseiller VAE, il est recommandé de :
- demander à rencontrer plusieurs accompagnateurs à l’étape d’avant-projet ;
- interroger sur l’expérience réelle du conseiller dans le secteur concerné ;
- consulter les taux de réussite affichés, les avis d’anciens candidats ou les dispositifs collectifs (notamment en centre VAE régional ou CFA reconnu) ;
- privilégier un accompagnement adapté à ton rythme (présentiel, à distance, mixte) pour faciliter la rédaction et maintenir la régularité ;
- solliciter des devis clairs, vérifier la déclaration comme organisme de formation, s’assurer de la compatibilité avec le CPF ou les dispositifs publics.
Après avoir opté pour le bon prestataire, un vrai “contrat moral” s’établit pour avancer sereinement vers la construction du livret et la préparation du passage devant le jury.
Devenir accompagnateur ou consultant VAE : parcours, salaire, conditions
Il faut savoir que l’accompagnateur VAE doit maîtriser la méthodologie d’analyse professionnelle, l’écriture académique, la dynamique d’autoévaluation et la réglementation liée au diplôme.
Il existe des formations spécifiques pour devenir consultant ou “architecte accompagnateur VAE” : proposés par des universités, des organismes privés ou directement par certaines branches professionnelles, ces cursus débouchent sur des certifications reconnues.
“Architecte accompagnateur VAE” est aujourd’hui un titre à part entière, accessible après expérience (souvent dans l’accompagnement, les RH ou la formation continue) et formation dédiée. Pour exercer, il faut souvent : justifier d’une expérience dans la formation, l’accompagnement, le coaching ou l’ingénierie pédagogique, obtenir la certification et s’enregistrer auprès de la DIRECCTE comme prestataire de formation.
En termes de salaire, le conseiller VAE, s’il est salarié d’un organisme, bénéficie d’une rémunération calée sur la convention collective de la formation ou des ressources humaines. En indépendant, sa rémunération fluctue selon le nombre d’accompagnements réalisés, la spécialisation et la notoriété locale.
S’informer, commencer, se faire aider : contacts et réseaux VAE
Pour démarrer une démarche VAE ou obtenir des infos fiables, il est conseillé de :
- consulter les sites officiels (Ministère du Travail, France VAE, centres régionaux VAE…) ;
- prendre rendez-vous dans un Point Relais Conseil (PRC), une mission locale, un GRETA ou un Centre de Formation d’Apprentis (CFA) ;
- participer à des webinaires, salons, journées portes ouvertes sur la VAE ;
- contacter directement les accompagnateurs référencés sur la plateforme CPF ou par la Région ;
- rejoindre des groupes de pairs ou forums spécialisés pour rompre la solitude de la démarche et bénéficier d’astuces de terrain.
Après ces premiers pas, la démarche est plus fluide et personnalisée : il ne reste qu’à s’investir pleinement dans la rédaction, en testant les pistes, en demandant de l’aide si besoin et en multipliant les échanges. L’accompagnement VAE n’est ni un luxe ni une option : il est souvent la véritable plus-value pour réussir une validation complète et transformer l’expérience en diplôme.
Sachez que choisir le bon interlocuteur, utiliser les financements adaptés et s’appuyer sur un réseau solide permettent de traverser la démarche avec confiance. Ils permettent également de maximiser ses chances et de donner enfin à son parcours professionnel toute la reconnaissance qu’il mérite.