
À l’heure où la valorisation des compétences réelles prend tout son sens, la formation VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) offre une passerelle audacieuse entre terrain et diplôme. Il faut savoir que de plus en plus de professionnels, de parents ou de bénévoles recourent à cette démarche pour obtenir un titre reconnu, accélérer une mobilité ou se réorienter.
Ceci étant dit, la VAE est plus qu’un “examen sur dossier” : c’est une aventure humaine et professionnelle, qui nécessite préparation, réflexion, rédaction approfondie et parfois accompagnement dédié. Cet article fait le point sur tout ce qui concerne la formation VAE : définitions, étapes, diplômes possibles, limites, atouts et conseils pratiques – toujours avec un ton professionnel, fluide et adapté à ceux qui veulent se donner toutes les chances.
Qu’est-ce qu’une formation VAE ? Sens, utilité et objectifs
La formation VAE désigne l’ensemble des dispositifs permettant d’accompagner une démarche de validation des acquis, jusqu’à l’obtention d’un diplôme équivalent à ceux délivrés par le système éducatif classique. Il n’est pas question d’une formation “scolaire” mais plutôt d’une reconnaissance du vécu, du savoir-faire, du savoir-être développés au fil d’un parcours professionnel ou bénévole.
En outre, on parle parfois de “parcours VAE” plutôt que de vraie “formation”, car il s’agit d’un processus basé sur l’analyse, la formalisation et la valorisation de l’expérience déjà acquise.
Il faut dire que le premier intérêt d’une VAE est la légitimation d’un parcours atypique : sans retour obligé en formation, sans obligation de repasser toutes les matières, on vise directement le diplôme que l’on mérite.
Les conditions d’accès et les publics éligibles à la VAE
Néanmoins, la VAE ne s’improvise pas : il existe des conditions et des critères clairs. Pour toute demande, il faut justifier d’au moins un an (souvent plus, selon le diplôme visé) d’activités en rapport direct avec le contenu du diplôme. Ce temps peut avoir été accompli en tant que salarié, indépendant, bénévole, fonctionnaire, aidant familial, etc.
À savoir que la VAE est ouverte dès 16 ans, sans condition de nationalité, de niveau d’études ou de statut professionnel. Toute expérience formelle ou informelle, pourvu qu’elle soit documentée et cohérente avec le référentiel du diplôme, peut être valorisée. Figurez-vous que de nombreux métiers ouvrent aujourd’hui à la VAE, et ce dans les secteurs sanitaire, social, éducatif, commercial, administratif, technique ou artisanal.
Les étapes d’une VAE : comment démarre la validation ?
Sachez que la VAE se décline en un parcours précis :
- information initiale et choix du diplôme visé (avec analyse de la correspondance entre expérience et référentiel) ;
- dépôt d’un dossier de recevabilité (“livret 1”), détaillant l’expérience professionnelle et personnelle ;
- une fois la demande acceptée, rédaction du “livret 2”, qui constitue le cœur de la démarche : analyse des missions, des compétences, illustrations concrètes, preuves et autoévaluation ;
- accompagnement facultatif mais souvent utile, orchestré par un centre de formation, une structure associative ou un coach VAE ;
- soutenance orale ou présentation devant un jury, qui examine la cohérence, l’argumentation et la maîtrise du référentiel métier.
Après chaque étape, il est conseillé de relire et d’enrichir son dossier, de multiplier les exemples et de préparer minutieusement l’entretien final. Cette démarche demande rigueur, organisation, mais aussi sincérité quant à son parcours réel.
Formation VAE : déroulé, durée et coût en 2025

D’un autre côté, il est à noter que la VAE représente un processus souvent long – généralement de 6 à 12 mois, voire davantage selon le diplôme et le temps consacré à la rédaction ou à la préparation du jury. La formation ou l’accompagnement n’est pas imposé, mais demeure précieux pour débloquer la rédaction du livret 2, gagner en aisance à l’oral ou vérifier l’adéquation des preuves.
En ce qui concerne le tarif, il varie selon le niveau d’aide demandé : un simple dossier VAE coûte peu (frais administratifs), tandis qu’un accompagnement personnalisé ou collectif peut représenter un budget conséquent (parfois partiellement ou totalement financé via CPF, employeur, collectivités, Pôle emploi, etc.).
Il convient de comparer les offres, de privilégier les structures ayant fait leurs preuves et de demander un devis détaillé, avant tout engagement financier. Durant cette période, il est possible de demander un congé VAE, dont la durée maximale dépend du statut professionnel : pour les salariés, il s’agit souvent de 24 heures fractionnables ou continues, à planifier avec l’accord de l’employeur.
Diplômes et métiers accessibles ou non par la VAE
Précisons que la liste des diplômes accessibles en VAE s’étend largement : du CAP au Master, en passant par les titres professionnels, BTS, DUT, licences, diplômes sanitaires et sociaux, certifications inscrites au RNCP, etc. Les diplômes de niveau 3 (préparés en formation initiale après le collège), comme le CAP ou le BEP, sont tout à fait accessibles par la VAE.
Il faut savoir que de nombreux diplômes sportifs (éducateur sportif, moniteur, BPJEPS, etc.), sociaux (aide-soignant, éducateur, auxiliaire, etc.), administratifs ou encore du BTP et de l’agroalimentaire peuvent aujourd’hui faire l’objet d’une telle reconnaissance.
Néanmoins, certains diplômes, notamment dans le secteur de la santé (médecin, pharmacien, infirmier) ou très spécifiques (avocat, magistrat, etc.), sont exclus du dispositif, en raison d’une forte exigence de formation initiale ou d’une réglementation européenne stricte.
De même, pour certaines licences universitaires (par exemple psychologie), la validation est souvent plus complexe, exigeant la reconnaissance par des commissions universitaires et l’accord du responsable pédagogique.
Après avoir listé toutes les options, il est vivement conseillé d’étudier le référentiel du diplôme visé, de se rapprocher d’un centre d’information VAE, pour vérifier ses chances de réussite et l’adéquation de son parcours avec le diplôme.
Avantages, points de vigilance et astuces pour réussir sa VAE
Il faut préciser que la VAE est un formidable accélérateur de carrière, un outil de reconnaissance, un levier de confiance et un atout pour la mobilité ou la reconversion. Outre la valorisation sociale et salariale, l’obtention d’un diplôme facilite toutes les démarches d’évolution, de spécialisation ou d’accès à des concours.
Cependant, de nombreux candidats soulignent la difficulté à “rédiger sur soi-même”, la charge de travail, la nécessité de s’auto-analyser, d’être précis, authentique et exhaustif. En outre, l’absence de résultat immédiat ou le stress de la soutenance peuvent peser. Il est donc primordial :
- de s’accorder du temps chaque semaine (même peu, mais régulièrement) ;
- de se faire relire par un tiers objectif (mentor, accompagnateur, collègue) ;
- de ne pas rester isolé : en groupe, forums, ateliers ou séances d’accompagnement, chacun s’entraide autour des doutes, blocages ou questions méthodologiques.
Après la réussite, la VAE permet d’oser : nouveaux métiers, responsabilités, inscription à d’autres diplômes, etc. Elle reste un investissement sur soi, aussi gratifiant humainement que professionnellement.
La formation VAE en 2025 représente une solution puissante pour tous ceux qui veulent voir leur expérience reconnue, gagner en qualification et accéder à de nouveaux horizons professionnels. Bien préparée, accompagnée et vécue avec engagement, la démarche VAE transforme une carrière ou redonne du sens à un parcours atypique, sans jamais imposer le retour en “école”. Le chemin est exigeant, mais la récompense, etc. à la hauteur de l’investissement personnel.